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  • Gabriel Iriarte Rico - La Máquina de leer
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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 19:47
De paso por Bruselas.
Vengo de una semana de Cuenta Cuentos. Aprendiendo lo básico de entender la belleza de la conversación. El intercambio de ideas, el contarse una historia, y disfrutarlo. Un mundo que quiero profundizar aún mucho más cuando toque, en un par de meses que continuará aquella aventura.

En la foto la leyenda de la fundación de Anveres. Antwerpen (Anveres) quiere decir mano arrojada. Este jovencito de la foto a la derecha, arrancó la mano a un gigante que no le dejaba atravesar el río, y la arrojó. De ahí el nombre de esta ciudad. Esta estatua en pleno centro de Anveres, nos está contando esta historia.

Debo confesar que mi mayor pasatiempo en la vida es escuchar y contar historias, sobre todo escuchar.

Justamente en una charla hoy , reafirmamos la evidencia de la vida como un espacio indefinido, que se irrumpe con la muerte. La única certeza de la vida es su extinción. La muerte siempre se ubica en el futuro, y de ahí que todos nuestros miedos se reflejan en lo desconocido que siempre está en el futuro, como la muerte. Así tendremos miedo a las religiones que no conocemos, a los animales, insectos, personas, exámenes, universos que no conocemos. Esa es la pena de vivir sólo para uno, con un triste egoísmo que nos hace dar cuenta que no sirve de nada aprender si es sólo para nosotros-.
De ahí la importancia en entrar en equilibrio con el entorno, porque sólo sintiéndose parte de él trascenderemos, y las preocupaciones se esfumaran, y aprenderemos a sentir como propias las emociones que se nos ofrecen en el mar, en la música que no sabemos componer y que nos apropiamos, en las sonrisas de otros, en la recuperación. Y olvidaremos la muerte, al menos ya no será tan importante.

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Published by Gabriel Iriarte Rico - dans Escritos
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commentaires

Anne 18/09/2008 11:01

Hey....esperamos otro articulo...queremos mas pensamientos...nuevas reflexiones....
Venga a escribir otra pagina!

Anne 23/08/2008 11:08

.....algo escrito sobre "el paso" en Islandia....un beso.


Le sentier de la défaite


Au début, elle n’entend pas le 1, 2, 3,4.
Au début, c’est le début.
Elle est encore distraite.
Au début, elle trébuche.
Souvent.
Au début, c’est le début.
En réalité, elle appréhende les débuts, surtout les débuts d’histoire.
Mais il y a au fond d’elle une obéissance ancrée dans l’océan de son enfance, alors elle suit.
Mais il y a à la surface d’elle une confiance volée au soleil de son enfance, alors elle suit.
Mais il y a au centre de son cœur une croyance, alors elle suit.
Elle suit l’ordre du temps sans précipitation et accepte ce qui vient dans l’ordre des choses.
Elle suit la Voix.
Parfois elle souhaiterait que les débuts s’effacent parce qu’ils sont difficiles et la fragilisent.
Alors elle reste derrière pour être moins au début.
Et, obéissante, confiante, croyante, suivante ; elle arpente.
Et, l’encerclant comme la brise maritime si intime ou la saveur d’une odeur qu’elle porte dans son cœur, des goûts lui arrivent.
Elle retrouve le goût pour les figues blanches pleines de miel du cabanon du grand-père paternel ; le goût pour le métronome en bois qui force la noire à un 72 pour une invention de Bach ; le goût pour les après-midi qu’elle finissait perchée à califourchon sur le poivrier ; le goût pour ses 19 mai célébrés dès le réveil par maman ; le goût pour les palpitations des membranes de ses yeux clos sous ses deux index ; le goût pour le couscous de mamie Odette ; le goût pour les égratignures pourpres perlées sur le menton qui sent bon de papi René ; le goût pour les galettes arabes dérobées dans la boîte en fer au bout du couloir sombre; le goût pour les mois de juillet dans les basses Alpes à Valberg juste nous cinq avec la famille Caula et papa qui revient des foins heureux et accompagné de Marius et de son cheval ; le goût pour les mois d’août dans les Pyrénées à Bosdarros tous ensemble ; le goût pour les mois d’été qui desserrent les mois d’éducation ; le goût pour le tabac blond de la pipe de papi Jean qui acquarellise sur son chevalet près du bananier au fond du jardin et sous son chapeau de paille à Bosdarros ; le goût pour le bouleau fidèle du premier pic, celui que l’on voit partout, sur les murs de la maison et par les fenêtres, le midi d’Ossau ; le goût pour l’oranger de Silencio qu’elle aime regarder au travers des interstices des persiennes ;le goût pour les rentrées scolaires et les affaires neuves ; le goût pour une nouvelle vie qui arrive avec septembre ;le goût pour les premiers frésias orgueilleux de tant de finesse olfactive sur leurs tiges herbeuses ; le goût pour le matin ; le goût pour ses seins qui se remplissent sous son regard à elle; le goût pour l’intérieur blanc de ses bras à elle; le goût pour l’intérieur lisse de ses cuisses à elle; le goût pour ses mains qui voient et sentent ; le goût pour ses mains qui courent sur le piano ; le goût pour ses yeux qui boivent le vert des feuilles jeunes; le goût pour la courbure de son pied droit qui use toutes les parcelles fraîches du drap du lit ; le goût pour les mots lus et écrits ; le goût pour le silence soutenu par quelques mots susurrés dans la tiédeur de son oreille ; le goût pour l’écriture ;le goût pour la Voix ;le goût pour son église : le massif et vieux chêne vert de Saint Victor ; le goût pour l’aller du chêne à la rivière ; le goût pour les rares personnes qui la font vivre ; le goût pour le lac des cygnes de Tchekhovsky, O Solitude de Purcell, tout Bach, Madredeus ; le goût pour l’Ami qui revient toujours et sans prévenir et l’amour particulier qu’elle a pour lui ; le goût pour les dimanches pluvieux inutiles ; le goût pour l’inutile en général ; le goût pour le songe ; le goût pour le sel ; le goût pour l’eau ; le goût pour le sel qui blondit le duvet de ses avants bras ; le goût pour le ciel qui fait l’amour à la mer dans un reflet changeant ; le goût pour tous les amours… ; le goût pour l’enfant qu’elle porte ; le goût pour le câlin matin de la plus petite de la maison ; le goût pour le baiser éternel et léger déposé dans le lit de chacune des nuits lourdes de ses fruits d’amour.
Elle retrouve le goût pour tout ce qui vient ou revient de l’enfance mais aussi pour tout ce qui réapparaît continuellement.
Elle sent qu’elle use le quotidien de ses gestes répétés et sculpte ainsi un équilibre qui est le sien.
L’enfance renouvelée.
L’éternel recommencement.
Mais elle regarde encore avec intelligence.
Elle regarde ce sol qui se transforme, sableux, ocré, cendré, charbonneux, salissant, craquelé, bosselé, bouleauté et regarde son pas qui fait le sol en passant.
Elle regarde l’horizon qui n’en n’est pas un ; l’horizon sans ligne et ressent que c’est son âme ouverte qui gomme le trait du large.
Elle regarde les verts qui se succèdent sans se reproduire comme si c’était ses yeux qui faisaient la couleur.
Elle a alors la sensation qu’ici, sur cette terre de solitude, ce ne sont que ses yeux qui font et défont les couleurs qui éclosent à chaque battement de ses cils.
Cette terre est pour elle la terre de la création pure, certainement pour la solitude et le silence qu’elle y trouve. Et avec orgueil elle se sent au centre même de la création.
Elle regarde aussi le rythme de ceux qui la précèdent.
Il y a un rythme qu’elle ne peut suivre parce qu’il empêche le sien.
C’est le rythme gagnant. Le rythme fort.
Il s’oppose au rythme passant.
Elle pense que chaque homme peut se définir selon son rythme.
Elle pense qu’il existe autant d’hommes que de circonstances.
Elle pense que chaque homme peut avoir une infinité de rythmes qui diffèrent selon les circonstances qui font l’homme.
Elle pense que l’importance est dans la circonstance, que c’est la vraie richesse.
Et elle pense que finalement tout ce qu’elle perçoit ici n’est rien de plus que ce qu’elle perçoit dans la circonstance de sa vacance et que cela n’a peut-être pas plus d’importance que ce qu’elle écrit.
Elle pense au rythme de l’Ami qui est un rythme qui traîne de toute sa lenteur alanguie depuis la Bolivie.
Elle pense au rythme de Jimminy Cricket qui est un rythme qui danse de gaieté dans ne sorte de rebondi (qu’y a-t-il sous ses pieds ?)
Elle pense au rythme de la Voix qui est un rythme posé et assuré d’une belle virilité.
Elle pense au rythme de la plus petite de ses filles qui est un rythme qui sautille sur la vie comme les éclats étoilés à la surface de la mer. Et c’est ce rythme-là qui a sa préférence.

Et puis le pas assuré, posé, viril l’invite à quitter la plaine pour prendre de la hauteur dit-il.
Elle aussi aime la hauteur.
Elle sourit de son invitation.
Elle le suit.
Voici que sur le sentier de crête qui mène aux trois lacs elle se surprend à entendre 1, 2, 3, 4.
1, elle ne retrouve plus
2, elle ne sent plus
3, elle ne regarde plus
4, elle ne pense plus
1, 2, 3, 4, elle sourit et suit, simple et aveugle, un rythme qui marque la défaite de son intelligence.
Un instant elle ferme les yeux et a la sensation que parce qu’elle entend le 1, 2, 3, 4 ; que parce que le pas posé est devant, elle n’a plus grande utilité de ses sens pour continuer et ses jambes la déprennent d’elle-même.
1,2, 3,4, ce n’est plus le début
1,2, 3,4, dessinent la ligne
1,2, 3,4, elle entre en équilibre
1,2, 3,4, elle pose son pas dans le pas posé.

Elle se défait.
Elle glisse.
D’elle
Dans lui.
Elle comprend sur la crête que sa cadence peut exister dans la mesure de son pas.
Elle est heureuse.
Entre le pas posé et le sien qui passe…une harmonie chante timidement…et le vent des hauteurs l’engage à chanter plus clairement.

Après la défaite, la voici prise dans l’harmonie de la marche à deux pas.





Jeudi 22 août 2008, 10 heures du matin, un orage gronde depuis les Cévennes.

Elle quitte la nuit.
Le salon est tendre de gris.
Elle le meuble de la même musique que celle du lit.
Elle se met à écrire sachant avec patience que bientôt va venir la pluie.
Les bambous sont verts d’envie.
Elle a une pensée pour les garçons frères en Italie.
Elle va faire pipi
A cause des litres de thé earl grey…et puis aussi pour le i de pipi
Elle poursuit
Un écrit
Pour le frère qui a aimé la même poésie


Ce n’est qu’à 11 heures 30 que le ciel a fait du bruit.
Et puis elle a laissé entrer la pluie.
Et le temps passant, le soleil, piqué de son orgueil de grand astre chasse le gris.
Le salon est maintenant blanchi.


Elle est heureuse même si c’est inutile.
La voici prise dans l’harmonie.
Merci la vie.

Anne 06/08/2008 21:53

Donde estas de paso? Volvi de Islandia y ...en plena magia. Dame noticias en Skype pùes mi mail no funcciona. Beso largo. Ana