Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Profil

  • Gabriel Iriarte Rico - La Máquina de leer
  • Leer el mundo, emanciparse
  • Leer el mundo, emanciparse

Recherche

Catégories

26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 12:10

Del mercado a mi casa, hay una calzada llena de pequeñas tiendas familiares, de inmigrantes, de artesanos. Son pequeños negocios que cuando cierran dejan ver pinturas coloridas en sus fachadas, obra del algún proyecto artístico. Hoy, en esa calle que se llama Chausée d’Ixelles, mientras volvía del mercado, me ha sorprendido en el piso una figura de cartón colorida en el piso. Era una pieza de rompecabezas, completamente abandonada, he pensado en alzarla, pero no, ya para qué. Más adelante, otra pieza, de inmediato la he cogido y la he llevado con urgencia hacia la primera. No encajaban, con tristeza las dejé próximas pero con una distancia prudente que permita darse cuenta que no corresponden la una a la otra. Son piezas de un rompecabezas que nunca más volverá a armarse por completo. Aunque hay una pequeña esperanza que las piezas en algún lugar del infinito, y quizás convertidas ya en otro material en el que ya no se parecen a piezas de rompecabezas, se encuentren con otras piezas que eran las que encajaban. Tal vez en el aire, en las cenizas. O quizás mucho antes, aún siendo piezas en un gran botadero de basuras, y ahí quizás un niño descalzo que trajina su abandono, las encontrará ambas, primero una, luego la otra y al ver que no encajan, probará con otras que ha guardado, y alguna de ellas sí encajará y las unirá, y por un momento su cometido será cumplido, por un momento estarán juntas, como todos, por un momento, sea largo o corto, por un momento. Y quizás estas piezas que hoy no pueden estar juntas, con esa pieza del medio que falta, también estarán unidas. Todos somos parte del mismo rompecabezas.

Partager cet article

Repost 0
Published by Gabriel Iriarte Rico
commenter cet article

commentaires

Anne 26/05/2009 15:17

ME GUSTO ESTE ESCRITO...ME DIO RECUERDO AL CAPITAN QUE CONOCI...EN ESTE OCEANO AEREO. Y ACABANDO UN REGALO AL JOEL, HERMANO DE LA VOZ, PENSE QUE ESTAS LINEAS HUBIERAN SIDO CONTENTAS TUMBARSE AL LADO DE TU PIEZA EN ESTE PISO TAN INSEGURO QUE PISAMOS SOLO POR PISAR.............NADA MAS QUE ESO HERMANO.
UN ABRAZO LUNELLOIS;

Anne 26/05/2009 15:08

La dame n’a pas de prénom, elle est toutes les dames qui dans leurs affaires privées cherchent avec tant d’agacement qu’elles n’y trouvent rien et puis, heureuses, finissent par se laisser surprendre à fondre leur main dans la blondeur de la mèche disparaissant comme si de rien dans un souffle d’air plus pur.



* Moi se fait de tout. Une flexion dans une phrase, est-ce un autre moi qui tente d’apparaître ?
Si le Oui est mien, le Non est-il un deuxième moi ?
Moi n’est jamais que provisoire (changeant face à un tel, moi ad hominem changeant dans une autre langue, dans un autre art) et gros d’un nouveau personnage, qu’un accident, une émotion, un coup sur le crâne libérera à l’exclusion du précédent et, à l’étonnement général, souvent instantanément formé. Il était donc déjà tout constitué. On n’est peut-être pas fait pour un seul moi.
On a tort de s’y tenir. Préjugé de l’unité. ( Là comme ailleurs la volonté, appauvrissante et sacrificatrice).
Dans une double, triple, quintuple vie, on serait plus à l’aise, moins rongé et paralysé de subconscient hostile au conscient (hostilité des autres « moi » spoliés).
La plus grande fatigue de la journée et d’une vie serait due à l’effort, à la tension nécessaire pour garder un même moi à travers les tentations continuelles de le changer.
On veut trop être quelqu’un.
Il n’est pas un moi. Il n’est pas dix moi. Il n’est pas de moi. MOI n’est qu’une position d’équilibre.
( Une entre mille autres continuellement possibles et toujours prêtes.)
Une moyenne de « moi », un mouvement de foule.
Au nom de beaucoup je signe ce livre.

Postface de Plume. Henri Michaux.

Anne 26/05/2009 14:48

à Plume qui ressemble à Joël et à toutes leurs pertes, consenties ou non,*

Rencontre première.

Un point isolé, une jonction, une union. Non
L’espace, le vide, la distance. Oui


Une étincelle dans leurs prunelles parallèles illumine le monde du reste de poussière d’une étoile qui se croit encore éternelle.
L’idiote !
La plus belle des rencontres est celle des lignes parallèles fuyant sur le souffle de l’espérance d’une union jamais assouvie…………

Ce n’est que cette rencontre-là qui m’invite à mourir parce qu’elle me fait goûter le sel de l’éternité, pas l’éternité elle-même mais son sel.
………..


Pour être disponible à la rencontre, taire dans un premier temps tous les bruits, faire le vide au-dedans, creuser le trou de la rencontre et aller au monde …par une béance qui puise l’être tout entier…entrer enfin dans sa propre tombe.
Car au final, c’est toujours à nous que nous allons et cet aller-là ne peut se réaliser qu’une fois que nous nous sommes tus. ..Tus ou tués…choisissez votre propre accord.
Il faut mourir un peu pour commencer à apprendre à vivre.




Aller comme la fenêtre va au ciel des nuits d’été;
Aller comme mon avant bras a repassé la douceur de son avant bras resté sur mon canapé tard dans la nuit;
Aller comme ces papillons qui autrefois faisaient la ronde dessinant le cercle de mon nombril ;
Aller comme nous sommes allés, ensemble, à La Paz, chantants et en joie d’être ;
Aller comme je vais à la mort chaque nuit avec plus de détermination confiante;
Aller comme mes hanches, dans leur déchirante échancrure, donnant à la vie deux naissances que j’avais serrées entre mes cuisses, au plus profond de mon sexe.

Dans ce silence…

Dans cet arrêt…

Dans ce rien…

Une béance, le grand vide d’un espace vaste…la part manquante qui appelle à la rencontre.
N’oublie pas lecteur de régulièrement te désheurer, te priver, te saigner et vivre toujours !
Que Vivent nos oublis, nos morts, que vivent nos manques à jamais……………



Le jeune homme à la bombe et la dame à la bicyclette.
….et en plus vous êtes beau…
Début de la fin de l’été 2008
Sur un quai de gare.
Une dame garde une bicyclette.
La dame est belle se son âge certain.
C’est l’âge des êtres qui dépensent leur vie à la perdre sans crainte de l’abîme®.
La dame a l’âge de ses mains.
Toutes les femmes ont l’âge de leurs mains.



Le jeune homme a dans son sac à dos des pierres de lave noires polies ramassées à l’entrée du règne.
Au fond des poches de son bermuda kaki une drôle de déjection, l’une de celle tombée du ciel et qu’il étudie.
Sur le sac à dos une étiquette :Reyjavik.

Les poches sont déformées et plus vides encore.
Elles pendent autour de ses hanches sèches et pleurent vers le sol la tristesse de l’absence.
Ses hanches sont amaigries et tristes d’une perte d’amour qui peine à se perdre et lui grignote les hanches d’une très vilaine gourmandise.
Le lien de son bermuda est inutile.
Ses mains remplacent le lien, alors régulièrement il fait ce geste enfantin de remonter le bermuda qui redescend aussitôt.
Qui redescend aussitôt…
Ses hanches ne retiennent rien depuis que son aimée ne s’y suspend plus.


Elle sourit aujourd’hui de le revoir dans ce geste et se dit maintenant que ce geste-là est ce qui définit le mieux sa personne.
Ses mains lien.
Dans la petite cuisine de la maison de famille sur le plateau du Causse.

Il enserre avec force de ses deux mains le visage salé de celle qui écrit.
Jamais elle ne s’est montrée ainsi à personne avant.
Il est celui qui balaye sa pudeur du geste beau et clair.
Et dans ce toucher inoubliable, il tricote un attachement à l’espérance.
Cet individu-là existe certes mais ce n’est pas ce qui lui donne espoir…
Ce qui la porte à l’instant où il est si présent par ses mots cristallins, ses gestes simples et son affection sincère…c’est une idée plus vaste encore, plus généreuse :
L’homme qu’est le jeune homme à la bombe existe.
Ce camarade, ce frère, ce compagnon existe.
Elle traversera demain une terre encore inconnue où
Un qui lui ressemble habite.
Le jeune homme à la bombe l’ensemence de cette poussière d’espérance.
Ce qu’il est existe.
Avant qu’elle ne s’enfuie dans la nuit épaisse et hostile, il lui rappelle fermement :
« demain, quand tu reverdiras de ta folie à vivre ; garde le souvenir de ce qui s’est passé ce soir ; n’oublie pas trop vite la souffrance dans laquelle il te met ! ».

Elle a tenu mais peu de temps. Elle est oublieuse du mal.
Néanmoins.
Elle a appris par lui, depuis, à regarder le geste des hommes pour les connaître au plus près de ce que leurs discours veulent dissimuler dans un jeu intolérable.

Il ressemble à Jimmy Cricket, il a son énergie vitale et il est la conscience sentimentale de Pinocchio.

Le jeune homme dépose aux pieds de la dame son sac à dos.
Il part acheter son billet de train.
Il rejoint son grand frère dans le sud de la France.
Des cheveux blond foncés qui ont poussé durant l’été et lui donnent une générosité innocente.
Une mèche plus généreuse que le reste le guide vers l’avant.

La roue tourne sous la main de la dame.
La grande aiguille hésite encore entre le 4 ou le 5, à mi-chemin elle observe, insécurisée, la petite folle qui balaye les heures comme si de rien n’était.
La dame perd sa main dans le désordre de son sac.
La roue tourne sous la main du jeune homme.
Ses yeux s’emmêlent entre les rayons.
La dame a mal à la tête et commence à se sentir agacée. Elle ne trouve pas dans ses affaires privées ce dont elle a besoin.
Elle ne converse plus. Elle cherche mais sent bien qu’elle ne trouvera pas.
Elle cherche tout de même.
Le jeune homme est bien seul aux côtés de la dame qui cherche, tout de même !
Ses yeux font des vagues entre les rayons de la roue.
Il ne sait plus bien où déposer ses yeux.
Sa folle mèche blonde balaye le vide où ses yeux divaguent.
Par instant il y plonge les quatre derniers doigts de sa main droite.
Ca le rassure.
Un peu comme ce ciel qui continue, sage, de s’amuser de nos agitations.
Sa belle mèche est une sorte de ciel.
Mais sous la mèche…
Le monde se trouble. Les voici tous deux au centre d’un mouvement circulaire.
La roue tourne, la grande aiguille tremble d’indécision, la main s’agite toujours plus, les yeux suivent, inquiets, la ronde ; le monde les contourne.
Les pas courent au train, à la sortie, au guichet.
Les corps tournent le dos à la ville et pénètrent le ventre viscéral où nos vies se relient en coupant les champs.
Les bouches disent les mots inutiles des départs, des retours.
Le ventre chuinte de vermisseaux gras.
La même voix envahit le ventre
L’empressement et le nombre oppressent et écrasent chaque détail dans une sorte de halo sans couleurs. La palette devient boueuse de trop de trop.

Trop d’yeux qui suivent, trop de pas qui courent, trop de corps, trop de vies qui se relient, trop de bouches, trop de mots trop inutiles, trop de vermisseaux trop gras !
Trop d’yeux qui suivent, trop de pas qui courent, trop de corps, trop de vies qui se relient, trop de bouches, trop de mots trop inutiles, trop de vermisseaux trop gras et ces phrases trop redites !

Tic tac tic tac Tic tac tic tac Tic tac tic tac Tic tac tic tac Tic tac tic tac Tic tac tic tac Tic tac tic tac Tic tac tic tac
Tic tac tic tac Tic et Tac................

Le mécanisme décida de tout et la grande aiguille incapable de décision s’est vue projetée dans un mouvement soudain sur un numéro qu’elle n’avait pas choisi.
Il est quinze heures cinq.
La dame est rassurée ; de son sac sort sa main.
Le jeune homme est fatigué de regarder ; ses yeux se redressent.
Les pas ne passent plus.
Les corps ne courent plus.
Les bouches sont scellées.
Le ventre silencieux.
Les champs lisses et entiers d’un seul vert.
Il dépose son regard derrière ses paupières fébriles.
La main s’adoucit dans la blondeur de la mèche :
« et en plus vous êtes beau »

Ils nagent ensemble en eau douce.
Le temps se défait d’infini.
Et cela suffit.


Il desserre ses dents, entrouvre ses lèvres, soulèvent ses paupières : «…... ».
Il retient le souffle inspiré par la Dame, il l’emprisonne, demain l’air lui manquera peut-être…

Le vermisseau glisse dans le boyau sombre et déjà elle n’est plus qu’un rien au loin.

Il remonte son bermuda, recoiffe sa mèche, reprend son sac et jette sa montre dans la poubelle pleine d’inutilités.



Celle qui écrit demande : « comment s’appelait-elle ? »

La dame n’a pas de prénom, elle est toutes les dames qui dans leurs affaires privées cherchent avec tant d’agacement qu’elles n’y t